Hommages posthumes
À la perte du premier connu, nous piquons à lui prêter des louanges nouvelles et fausses, et à le faire tout autre, quand nous l’avons perdu de vue, qu’il ne nous semblait être quand nous le voyions ; comme si le regret était une partie instructive ; ou que les larmes, en lavant notre entendement, l’éclaircissent. Je renonce dès à présent aux favorables témoignages qu’on me voudra donner, non parce que j’en serai digne, mais parce que je serai mort.