Corrections
Je corrigerais bien une erreur accidentelle, de quoi je suis plein, puisque je cours inadvertamment ; mais les imperfections qui sont en moi ordinaires et constantes, ce serait trahison de les ôter. Quand on m’a dit ou que moi-même me suis dit : « Tu es trop épais en figures. Voilà un mot du cru de Gascogne. Voilà une phrase dangereuse […] » – « Oui, fais-je ; mais je corrige les fautes d’inadvertance, non celles de coutume. N’est-ce pas ainsi que je parle partout ? Ne me représenté-je pas vivement ? Suffit ! J’ai fait ce que j’ai voulu : tout le monde me reconnaît en mon livre, et mon livre en moi. »